Paso Agua Negra ou « comment se faire des amis à 4.750 mètres d’altitude »

 

Vous avez envie de vous faire de nouveaux amis ? C’est franchement  facile ! Dans cet article, nous allons vous révéler un truc infaillible pour y arriver … Allez, suivez le guide et, surtout, accrochez votre ceinture … c’est parti !

24 février 2015 – Argentine – Barreal – Cordillera de Los Andes.

Paso AguaNegra. 4.753 mètres d’altitude. C’est par là que nous devons passer aujourd’hui pour repasser au Chili. Une paille …

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Il nous faut tout d’abord rejoindre le poste frontière argentin à Las Flores, au pied de la cordillère des Andes, à 1.834 mètres d’altitude.

De la charmante ville de Barreal où nous nous trouvons, plusieurs options sont possibles pour le rejoindre. Nous optons pour la route la plus directe, plein Nord. Comme prévu, la route se transforme bientôt en une piste plutôt mal entretenue …

Tout est extrêmement sec autour de nous, mais on comprend vite qu’en d’autres saisons, les précipitations doivent être importantes par ici : la piste est régulièrement traversée par des crevasses, signe qu’un cours d’eau sauvage est passé par là en emportant une partie de la piste …

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Et cela ne rate pas, nous voici bientôt confrontés à une crevasse infranchissable avec Corto. Pas seulement par Corto d’ailleurs : des traces de contournement hors-piste nous indiquent que d’autres véhicules avant nous ont eu le même problème.

Nous suivons donc ces traces … et nous nous retrouvons ensablés dès les premiers mètres. Stop immédiat. Surtout ne pas insister, Corto s’enfoncerait plus profondément et cela ne ferait qu’empirer la situation.

On ne s’énerve pas. On décide que quoiqu’il arrive on rebroussera chemin. On dégonfle les pneus avant de Corto (de 3,5 bars à un peu moins de 2 bars, au cas où cela intéresserait quelqu’un …).

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On repart en marche arrière avec Marie-Alliette au volant et Paul à la poussette, aidé par les occupants d’un 4×4 improbable surgi de nulle part.

Et cela marche ! Todo bien ! On regonfle les pneus de Corto et on fait demi-tour.

En ressortant de cette piste, à l’endroit où nous retrouvons le macadam, notre regard tombe sur un poteau cassé, sur le bas-côté de la piste et au pied duquel se trouve – à l’envers ! – un panneau indiquant « Camino Clausurado » (Piste fermée) … Il nous avait échappé à l’aller. On comprend mieux nos difficultés et aussi, l’absence quasi-totale d’autres véhicules … Nous avons donc bien fait de rebrousser chemin !

Nous revoici donc sur un trajet alternatif pour rejoindre ce fameux poste frontière argentin.

Cela nous aura coûté une centaine de kilomètres de détour, mais cela n’a aucune importance : Au moins on est sûrs d’y arriver ! Bien, bien … Sauf que 30 kilomètres plus loin, un témoin moteur orange s’allume sur le tableau de bord de Corto. Arrêt immédiat. On plonge dans les manuels Ford. Le message est assez abscons : « Anomalie Moteur ou d’un accessoire du moteur » … C’est vaste ! Mais tant que cela ne vire pas au rouge, on peut rouler jusqu’à un garage pour le diagnostic.

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On se dit que c’est peut-être le filtre à air qui est encrassé et on place un filtre de rechange neuf sur Corto, mais rien n’y fait, le témoin reste allumé.

Décision immédiate, on met le cap sur San Juan, seule ville d’importance dans les parages. Cela nous coûte 200 kilomètres supplémentaires de détour, mais il est hors de question d’attaquer le Paso Agua Negra à plus de 4.700 mètres d’altitude avec un possible dysfonctionnement moteur de Corto.

Nous arrivons à San Juan vers 16h30 … et 40 degrés ! On préférerait ne pas s’y éterniser.

« Si, si, Hay un Garaje Ford aquí “. Et nous y voici aussitôt. Mais vont-ils pouvoir nous aider ? Pas gagné d’avance parce que le moteur Ford 2,2 tdci de Corto n’est pas importé en Amérique du Sud.

Ils nous diront que nous avons beaucoup de chance : Ils ont le connecteur adéquat pour effectuer le diagnostic ordinateur …

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Et le diagnostic révèle qu’un capteur situé sur l’admission d’air est anormalement sale : Il suffit de le nettoyer … et le témoin moteur disparait aussitôt ! Nous avons donc fait 200 kms de détour pour souffler sur un capteur ! Mais c’est le prix à payer pour notre sérénité.

Le garage Ford de San Juan nous aura pris en charge immédiatement, ils auront passé une heure et demie pour effectuer le diagnostic et résoudre notre problème et, bien entendu, ils n’acceptent pas qu’on les paie ! Bon sang, encore cette fois … Nous leur offrons une bonne bouteille de Malbec, qui devient tout doucement notre monnaie d’échange ici …

A 18 heures, nous quittons San Juan, problème résolu. C’est tout-à-fait inespéré. Et vogue Corto vers le poste frontière argentin et des températures plus agréables. Nous passons la nuit à Iglesia, petit village situé à une trentaine de kilomètres du poste frontière. Il était visiblement écrit que nous ne passerions pas le Col Agua Negra ce jour-là …

25 février 2015. Aujourd’hui, c’est donc le grand jour. Nous effectuons facilement les 30 kilomètres qui nous séparent du poste frontière argentin avec, en toile de fond, la cordillère des Andes empêtrée dans les nuages. Et c’est là, à travers les mises en garde du policier argentin que nous commençons à prendre conscience de ce qui nous attend … : « Non M’sieur l’agent, nous n’avons pas de bouteille d’oxygène avec nous … Non, non, bien sûr, on ne fera pas d’efforts physiques au-delà de 4.000 mètres. Ah bon, il y 180 kilomètres de route en ripio poussiéreuse avant d’arriver au poste frontière chilien ! »

Allez, go, c’est parti … avec beaucoup de points d’interrogations dans nos têtes : Le moteur de Corto fonctionnera-t-il correctement à ces hautes altitudes ? Les pentes en ripio ne seront-elles pas trop fortes ? Ce n’est qu’en essayant que nous le saurons …

Marie-Alliette est au volant et Paul fait des topos régulièrement, extrait :

  • 12h30 / km 14 / 1.900 m / 20° C
  • 13h00 / Km 26 / 2.575 m / 12° C
  • 13h25 / Km 40 / 3.005 m / 11° C
  • 14h18 / Km 54 / 3,680 m /  17° C
  • 14h32 / Km 62 / 3.910 m /  14,7 ° C
  • 15h25 / Km 82 / 4.535 m / 8,2 ° C
  • 15h40 / Km 88 / 4.753 m /  ?
  •  …

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On se rend vite compte que cela ne va pas être simple : la puissance de Corto faiblit très fortement à bas régime. Il nous faut un peu de temps pour comprendre qu’il faut adapter notre style de conduite. Ce n’est en effet qu’au-delà de 2.600 tours/minute que le moteur de Corto se sent plutôt bien … en deçà, la perte de puissance est brutale et … et nous voilà déjà à l’arrêt à moins de 3.000 mètres d’altitude, dans une pente qui nous semble pourtant anodine … Marie-Alliette, qui a déjà beaucoup donné dans les péripéties avec Corto passe le volant à Paul.

Ce n’est qu’à la troisième tentative, en jouant avec l’embrayage, que Corto accepte de s’arracher petit à petit, mètre par mètre, jusqu’à atteindre sa zone de confort, à plus de 2.600 tours/minute.

C’est déjà clair, cela ne sera pas une partie de tout repos. Et il nous reste 2.000 mètres de dénivelé !

La route s’élève plutôt lentement, mais on croise les doigts pour ne pas rencontrer un passage plus pentu … qui arrive bientôt dans une zone de travaux. Deux tentatives. Echec. Là, c’est clair, cela ne passera pas.

La scène n’a pas échappé à un camionneur du chantier … Son camion est à vide et il vient spontanément nous proposer son aide … Le temps d’installer l’anneau de traction à l’avant de Corto et de fixer la sangle (max. 3,5 tonnes …) qui nous paraît soudain bien fine et bien fragile …

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… et nous voilà tractés sur une pente raide par cet ange de la route, le regard vissé sur la sangle … qui ne cassera pas !

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Et voilà ce passage délicat derrière nous ! Le camionneur nous rassure également : Il s’avère que nous venons de franchir le passage le plus pentu jusqu’au sommet … Ouf !

Allez, on se remet à y croire, embrassades avec le camionneur et on repart à l’assaut du sommet.

3.500 mètres. 3.600 mètres. 3.800 mètres. 4.000 mètres. 4.400 mètres.

Ce coup-ci, on commence à y croire vraiment. Mais voilà que la piste devient plus pentue et tortueuse … Mais surtout étroite au point que sur des centaines de mètres, il est impossible de croiser un autre véhicule … Et nous sommes les seuls à savoir que si Corto doit s’arrêter, il sera quasiment impossible de le relancer … On croise donc les doigts pour ne pas rencontrer d’autres véhicules dans ce passage délicat. Ce ne serait vraiment pas de chance, il n’en passe qu’une dizaine dans chaque sens sur toute la journée.

Bon sang, en voilà justement deux qui arrivent au loin en face ! Pourvu qu’ils comprennent qu’ils doivent nous laisser passer …

Appels de phares, Quatre feux clignotants, coups de klaxon …

Le premier véhicule comprend la situation et se range avec son 4×4 sur le côté, en mode tour de Pise, à flanc de colline. On passe tout juste. Muchissima gracias. Et le second ? Le second ne comprend pas … et nous voilà bloqués, à l’arrêt face à face. Paul est furieux et fait comprendre au conducteur que nous sommes dans l’incapacité de manœuvrer et relancer Corto … A force de manœuvres à flanc de montagne, le véhicule finit par passer. Il ne viendra pas nous aider à nous relancer. Rageant !

Bon, on se calme. Deux tentatives pour relancer Corto. Il ne manque pas grand-chose, mais rien n’y fait, Corto ne s’arrache pas.

Il manque tellement peu de choses qu’on en vient à élaborer un plan « dernière chance » …

Phase 1 du plan : Marie-Alliette poussera Corto … Avec un peu de chance, elle apportera les quelques micro-chevaux qui manquent à Corto pour se relancer.

Phase 2 du plan : Si la phase 1 du plan marche, Paul ne pourra pas s’arrêter avant d’atteindre une zone plus plate, sans doute au sommet, 300 mètres d’altitude plus haut … et Marie-Alliette devra donc faire du stop pour qu’une autre voiture – on en voit deux au loin qui arrivent en contrebas – la remonte au sommet !

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Qui ne prendrait pas une auto-stoppeuse à 4.400 mètres d’altitude ?

Allez Go, Paul joue de l’embrayage et Marie-Alliette pousse Corto tant qu’elle peut … Et cela marche : 1km/h, 2 km/h, 5 km/h … Soudain, la porte latérale de Corto s’ouvre et Marie-Alliette bondit à l’intérieur ! Incroyable ! Elle vient sans doute de battre le record du 50 mètres à 4.400 mètres d’altitude avec roulé-boulé final !

On se rappelle alors les conseils du policier argentin … «  Surtout pas d’effort en altitude … ». Mais bon, nécessité fait force de loi.

Cette fois, rien ne nous arrivera plus jusqu’au sommet du col …

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Nous y sommes ! Quel soulagement ! Quelle joie aussi ! On s’embrasse et on se dit que le plus dur est derrière nous, reste juste à se laisser descendre jusqu’à la frontière chilienne. On ne le sait pas encore à ce moment, mais on avait tout faux …

On ne s’éternise pas au sommet et on entame la redescente. Côté chilien, la redescente s’avère plutôt une succession de descente … et de montées !

Et cela, dans un décor de « toute beauté » © Franck, notre ami suisse.

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Et voilà qu’à 4.400 mètres (décidemment … !), dans une de ces montées, on tombe sur deux véhicules à l’arrêt. Cette fois, ce sont eux qui sont en difficulté, pas nous …

C’est une pure coïncidence, mais ce sont deux véhicules Hyunday 4×4 identiques. Le premier a la boîte de vitesse explosée. Fin de parcours. Son conducteur attend une dépanneuse dans quelques heures. Le second démarre, mais son moteur s’arrête au bout de quelques secondes, sans doute par manque d’oxygène. Marcelo, son conducteur est persuadé qu’une fois passé cette montée, il pourra se laisser descendre jusqu’à retrouver progressivement l’oxygène qui manque à son moteur.

On ne demande qu’à les aider, mais ce n’est pas Corto et sa puissance anémique à cette altitude qui pourrait les tracter. On propose alors de pousser le véhicule sur les 50 mètres délicats (Oui M’sieur le gendarme, on se souvient de vos conseils, mais ici aussi nécessité fait force de loi …).

On s’y met tous … et cela passe. On est évidemment anormalement exténués … Ce n’est pas tous les jours qu’on pousse un véhicule dans une côte à 4.400 mètres d’altitude !

On propose à Marcelo et Liliana de nous précéder dans la descente et de jouer le camion-balai, si c’est encore nécessaire, jusqu’à ce que son moteur retrouve la pêche.

On descend lentement, 4.200 mètres, 4.000 mètres, … Flûte, les voilà à nouveau bloqués. Corto, lui, semble avoir repris du poil de la bête et nous proposons de les tracter jusqu’au sommet de la côte. On ne le sait pas encore à ce moment, mais nous finirons par les tracter plus de … 80 kilomètres, jusqu’au poste frontière chilien ! Et voilà donc Corto qui tracte un 4×4 … Le monde à l’envers !

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C’est une épreuve de concentration pour tout le monde : Marcelo roule dans un nuage de poussière soulevé par les roues de Corto, les yeux fixés sur la sangle de traction d’1m50 pour s’assurer qu’elle soit toujours tendue … Facile en montée, beaucoup moins facile en descente, avec des freins non assistés !

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Nous arrivons finalement au poste frontière chilien vers 20h15, après plus de 8 heures de péripéties pendant lesquelles on ne s’est pas ennuyés une minute … Ils fermeront la douane juste après nous …

Le moteur de la Hyunday refuse toujours de tourner plus de quelques secondes … La panne s’avère plus sérieuse que prévu. Ils feront donc venir une dépanneuse le lendemain.

En attendant et comme le courant semble plutôt bien passer entre nous, nous proposons à Marcelo et Liliana deux solutions : soit ils logent avec nous dans Corto (nous avons deux lits doubles à disposition !), soit on les reconduit chez eux, à une heure de route. Marcelo travaillant le lendemain, ils choisissent la seconde option et nous les embarquons avec armes et bagages dans Corto.

Quelle incroyable journée ! Quel contraste entre le matin (tracté) et l’après-midi (tractant) ! Quels moments forts …

Tout cela crée évidemment des liens (nous ne parlons pas ici de la sangle de traction …) et une forte sympathie réciproque s’installe tout naturellement avec Marcelo et Liliana …

Ils nous invitent chez eux, à La Serena, où nous passons finalement 4 jours formidables dans leur adorable maison … Ils nous font loger dans leur chambre en migrant dans celle de leur fils (impossible de refuser, pour une nuit en tout cas …), nous laissent la clé de leur maison, organisent un asado / BBQ musical (fin des festivités à 4h30 du matin tout de même …), nous font découvrir les coins de leur ville qu’ils aiment et évoquent avec nous leur souvenir de la dictature, eux qui l’ont connue jusqu’à leurs 20 ans et font partie de la « génération castrée … ».

Tout est tellement simple et naturel avec eux que nous avons l’impression de les connaître depuis toujours …

Marcelo est ingénieur agronome chargé de la mise en œuvre de la politique énergétique alternative pour les regiónons III et  IV du Chili. Il nous fera visiter l’intendencia de la Serena, où siège le Conseil régional dont il fait partie … Nous y conclurons un important accord Belgo-chilien de fraternité éternelle sous le regard de la Présidente de la Nation …

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Liliana est ingénieur forestier et directrice pour la région IV  de la CONAF qui gère les Parcs nationaux au Chili … Nous qui passons de parcs nationaux en parcs nationaux, on ne pouvait pas mieux tomber … Nous repartirons avec un Pass d’accès à l’ensemble des Parcs nationaux chiliens pour un an …

Chaque fois que nous le pouvons, nous essayons de leur retourner une partie de ce qu’ils nous offrent. Nous les avons sans doute aidés à 4.400 mètres à un moment où ils en avaient besoin, mais nous avons reçu bien plus en retour …

Sur ces quelques jours intenses, nous les aurons vus vivre en vacances, nous aurons participé à leur quotidien chez eux et nous les verrons aussi sur leur lieu de travail. Nous irons en effet leur dire adieu dans leurs bureaux de direction respectifs entre deux coups de fil et deux réunions, avec une dernière petite attention pour chacun d’eux … Les adieux seront intenses et difficiles …

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Quelle incroyable succession d’événements et de coïncidences pour en arriver à cette amitié nouvelle mais tellement forte … Quand on repense au déroulement de ces 2 derniers jours, on se dit qu’il était écrit que nous devions nous rencontrer … et nous pensons tous qu’il est écrit que nous nous reverrons, ici ou là-bas …

Quoiqu’il en soit, nous remercierons éternellement Monsieur Hyunday et ses ingénieurs pour l’ensemble de leur œuvre …

 

4 réflexions au sujet de « Paso Agua Negra ou « comment se faire des amis à 4.750 mètres d’altitude » »

  1. Coucou Marie-Aliette et Paul,

    Je me décide ENFIN à faire un petit tour sur votre site et j’ai du MAL à le quitter… Trop drôle de lire votre ascension et votre manière de vous faire des amis en altitude…

    Là maintenant je me force à quitter (eh oui, demain je travaille!) mais j’y reviendrai très vite… Je trouve ça vraiment chouette d’avoir osé partir comme vous le faites, je suis pleine d’admiration.

    Bisous bisous,

    Françoise

    1. Hola Françoise,

      Genial que tu nous lises aussi.
      Pour l’ascension du col, on en rigole maintenant, mais au moment même on était plutôt fort concentrés.
      Mais une chose est certaine c’est qu’on gardera un merveilleux souvenir de ce parcours grâce à notre rencontre avec Marcelo et Liliana.

      On t’embrasse bien fort.

      Marie-Alliette et Paul

      1. Hello Marie.Aliette et Paul,

        Passionnante la lecture de vos aventures et que d’émotions dans vos rencontres merveilleuses. Vous reviendrez riches d’expériences uniques et inoubliables!
        Nous avons réitéré la rencontre du 1er mai qui s’est super bien passée. Tout le monde était là sauf Christian, Colette et vous bien sûr. Même Claire était là qui n’avait pas son congrès annuel. David avait organisé la pte promenade, je suis restée à la maison avec Philippe (de M.Paule) qui vient d’être opéré d’une prothèse du genou et nous sommes allés les rejoindre en voiture pour le pique nique au bord de l’étang de Nodebais. Ma piscine est opérationnelle mais personne n’en a profité sauf les enfants de David. C’est vrai qu’on a plaisir de se revoir et de papoter plutôt que de nager.
        Perso j’en profite à fond, au rythme de 1 ou 2 x par jour. C’est un réel bonheur pour moi et je réalise la chance que j’ai eue d’avoir pu la financer.
        Je vous suivrai de temps en temps, c’est trop chouette de pouvoir partager un peu votre voyage.
        Je vous embrasse et vous souhaite encore une multitude de joies.
        Annette

      2. Hola Annette,

        Merci pour ton message qui nous reconnecte avec la vie de là-bas …

        Contents des savoir que la tradition du !er mai entre cousins se perpétue malgré notre desistement … A notre retour on viendra vous rendre visite dans votre nouveau refuge …

        D’ici là, pour nous, encore quelques pays à traverser, nos enfants à accueillir dans notre « casa rodante », quelques articles à publier et sûrement encore beaucoup de nouvelles rencontres …

        A bientôt,

        Paul et Marie-Alliette

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