Il y a des jours et des nuits comme cela …

12 février 2015 – Argentine – Junin de los Andes

Nous avons donc décidé de remonter jusque San Rafaël en Argentine pour y retrouver nos amis suisses Carole et Franck. Il y a quand même pas mal de route … Demain, nous voulons nous en rapprocher significativement et nous décidons de mettre notre réveil à 7h30. On file au lit …Il fait plutôt calme et chaud cette nuit-là et nous avons tous les lanterneaux (fenêtres de toit) ouverts.

Il suffira d’une seule bourrasque imprévisible pour arracher en pleine nuit le lanterneau arrière de Corto. La fixation n’a pas tenu et le plexiglas se retrouve explosé en plusieurs morceaux sur le sol, à une dizaine de mètres de Corto … On récupère dans le noir tous les morceaux que l’on peut trouver et, au petit matin, on attaque une réparation de fortune.

On passera plus de 3 heures à recoller et scotcher les pièces du puzzle et à refixer le lanterneau. Le résultat est plus que satisfaisant ! Mais bien sûr notre planning en a pris un coup et nous quittons notre site de bivouac vers midi …

Première priorité, faire le plein de diesel. Nous arrivons dans un gros village, à Las Lajas.

Tout bon, il y a une pompe. Parfait, il n’y a que 2 voitures qui font le plein et nous nous mettons derrière eux. Le pompiste nous fait alors gentiment comprendre que nous devons nous mettre dans la file … Ah bon, il y a une file ? Ah ben oui, il nous faut un peu de temps pour comprendre que tous les véhicules parqués dans cette rue et la rue perpendiculaire – soit une quarantaine de voitures et camions – sont en train de faire la file ! Bon, on fera le plein un peu plus loin …

Marie-Alliette part faire quelques courses et service.   Au moment de fermer la porte de Corto, un camion passe rapidement à côté de Corto dans un bruit assourdissant. Sensation bizarre … Corto a oscillé de quelques centimètres à son passage…

Paul ne comprend pas. Ce n’est quand même pas le déplacement d’air ? Ou alors une dalle de la route instable ? Non. Ce n’est pas cela. Ce n’est tout de même pas possible que le camion aie heurté Corto, il roulait à plus d’un mètre, bien au milieu de la route … Et pourtant si, il a heurté violemment Corto …

Plus précisément, la porte arrière de son chargement s’est ouverte à hauteur de Corto, a heurté l’angle arrière … et s’est refermée toute seule sous le choc, d’où l’incompréhension de Paul ! Pour le même prix, il y avait un mort …

Rien de vraiment grave pour Corto, si ce ne sont des dégâts apparents.

Le camionneur est honnête et s’est arrêté un peu plus loin. On prend ses coordonnées et celles de sa compagnie d’assurances, il téléphone à son courtier et on convient de tout régler plus tard à San Rafaël, là où nous allons et où se trouve justement le siège de la compagnie d’assurances !

Allez, on passe à autre chose. Ah oui, Paul était en route pour relever les mails à la station d’essence. Bon, ben cela non plus ne marchera pas … Le PC portable refuse de s’allumer. On ne le sait pas encore à ce moment, mais il ne s’allumera plus jamais …

Il y a des jours comme cela … Allez, demain sera mieux !

 

 

2 réflexions au sujet de « Il y a des jours et des nuits comme cela … »

  1. … alors là je reconnais encore les doigts de fée de Marie-Alliette …
    Mc Gyver à la délicatesse féminine !
    Quelle chance Paul !
    Bonne continuation
    Dame Zannick

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